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Neutralité Carbone : Objectif 2050

19/05/2022
L’occasion d’une interview croisée entre Nicolas Deschaux (FFSA) et Sébastien Poirier (FFM), les deux Présidents pour faire le point.
Nicolas Deschaux et Sébastien Poirier © DR

La Fédération Française du Sport Automobile (FFSA) et la Fédération Française de Motocyclisme (FFM), unies par un socle de valeurs et de principes communs, renforcent leur collaboration pour que la Filière des sports mécaniques participe activement à l’objectif qui tend à atteindre la neutralité carbone de leurs activités à l’horizon 2050. L’occasion d’une interview croisée entre Nicolas Deschaux (FFSA) et Sébastien Poirier (FFM), les deux Présidents pour faire le point.

 

France Auto : Après le baromètre économique en 2019, la FFSA et la FFM font à nouveau cause commune sur le 1er baromètre environnemental de la Filière des sports mécaniques. Quelles sont les valeurs communes entre vos deux fédérations sur ce dossier ?

Sébastien Poirier : Le baromètre réalisé en 2019 a été un succès notamment en ce sens qu’il a permis à la Filière des sports mécaniques de valoriser pour la première fois son impact économique et ainsi d’asseoir son positionnement en terme de branche économique vis-à-vis des pouvoirs publics en particulier.

Le fait d’associer nos 2 fédérations nous a offert l’opportunité d’une caisse de résonance plus importante sur cette étude, tant en matière de synergies de nos activités que d’image et de communication.

Pour le premier baromètre environnemental, les problématiques entre la FFSA et la FFM étant communes (impact carbone, enjeux sociétaux et responsabilité sociétale des organisations), il nous a paru naturel de mutualiser nos compétences pour travailler sur ce sujet existentiel pour nos 2 fédérations.

 

Nicolas Deschaux : Quelle sera l’activité de nos fédérations dans une économie bas-carbone ?

La transition écologique est un enjeu stratégique pour la pratique et les acteurs des sports mécaniques. Pour répondre à ce défi, nous allons encore une fois être innovant, déterminé et responsable. Le dépassement de soi fait également partie intégrante de nos valeurs et nous allons le démontrer en relevant l’objectif de la neutralité carbone à horizon 2050.

 

FA : Quelle sera la méthode et la feuille de route à tenir pour tendre vers l’objectif défini, la neutralité carbone en 2050 ?

SP : Ce baromètre a un double objectif. En premier lieu, définir précisément l’impact carbone de nos activités et dans un second temps, déterminer la feuille de route sur laquelle nous pourrons nous engager en responsabilité et de manière pragmatique pour tendre à l’objectif de neutralité carbone.

En terme de méthode, nous ferons appel à l’expertise d’une société d’études leader dans ce domaine et qui nous garantira l’objectivité, l’impartialité ainsi que la qualité des conclusions de cette étude.
 

ND : L’état des lieux réalisé, tant sur le plan national et régional, que par typologie d’évènements, nous adapterons des feuilles de route basées sur différents scénarios. Puis, nous prioriserons des mesures d’atténuation de l’impact environnemental (GES, bruit, …) dans un phasage des actions visant la neutralité carbone.

 

FA : Quels en seront les impacts sur vos ligues, vos clubs et les pratiquants ? 

SP : Sur les sujets environnementaux, nos Ligues et Clubs ont parfaitement conscience des enjeux afin de pérenniser mais aussi de développer nos pratiques. 

Le but de ce baromètre et des mesures qui seront adoptées est clairement de pouvoir leur offrir les outils leur permettant de s’inscrire pleinement dans la réalisation de cette politique ambitieuse.

Nos licenciés sont avant tout des citoyens et nous partageons tous l’esprit d’aller de l’avant dans un monde respectueux de l’environnement. La réussite dans ce domaine est l’affaire de tous, et il faudra mettre en place les bonnes pratiques de demain.
 

ND : L’ensemble des acteurs de la Filière sera associé à la réalisation de ce baromètre. 

Aussi, je souhaite que chaque ASA et ASK puisse réaliser son bilan carbone par la collecte des données organisée par le prestataire. Tous les organisateurs et acteurs économiques sont impactés par la transition écologique et ce à tous les niveaux (partenaires publics, sponsors, riverains, licenciés, …). 

Ce baromètre doit impulser une politique ambitieuse et partagée par l’ensemble des parties prenantes.

 

FA : 2050, peut paraître assez éloigné, pourquoi cette date ?

SP : En vertu de la loi européenne sur le climat, l’Union européenne s’est engagée à adopter la neutralité carbone d’ici 2050. Cet horizon s’impose à tous et doit nous permettre de porter dans le temps les efforts nécessaires pour atteindre cet objectif.
 

ND : 2050 est également la date retenue par les Nations Unies et celle inscrite dans la loi Climat de 2019. 

Le phasage évoqué précédemment tiendra compte de cet objectif final tout en prévoyant des points d’étape réguliers qui devront permettre d’atténuer notre impact environnemental dès 2023.

 

FA : Au-delà de le la neutralité carbone, quel autre aspect sera abordé dans ce baromètre environnemental ? 

SP : Ce baromètre environnemental a une vocation très large et doit nous permettre de traiter à 360° les enjeux stratégiques, comme la problématique du niveau sonore qui est véritablement devenue existentielle, ainsi que nous aider à identifier l’ensemble des leviers pour nous projeter sur une véritable transition écologique des sports mécaniques.
 

ND : Nous connecterons nos engagements sur la transition écologique avec nos enjeux stratégiques et notamment sur la question des émissions sonores qui est un sujet cœur pour nos deux fédérations. 

Le baromètre environnemental sera complet et dépassera la seule question des émissions carbone.

 

FA : Allez-vous solliciter les industriels, les énergéticiens et les équipementiers dans votre démarche ?

SP : Bien sûr, nous mobiliserons l’ensemble des différents types de structures de l’écosystème que représentent les sports mécaniques, c’est fondamental. Les sports mécaniques ont toujours constitué un véritable laboratoire d’innovations technologiques et ont permis au fil du temps des avancées majeures que ce soit en matière de progrès techniques mais également de sécurité dans notre mobilité au quotidien. Je crois a à la force des sports mécaniques comme acteur majeur de la révolution que nous traversons et qui nous permettra, même avant 2050 je l’espère, de nous offrir de nouvelles motorisations sans énergies fossiles.
 

ND : Tous les acteurs de la Filière seront sollicités afin de contribuer à la réalisation de ce baromètre. 

La Fédération, seule, ne pourrait, en aucun cas, atteindre l’objectif fixé. La réussite sera collective et partagée pour mettre en œuvre les conditions de la pratique de notre passion dans les années futures. 

 

FA : Sans attendre la feuille de route de ce baromètre, des actions/initiatives existent déjà, pourriez-vous nous en citer quelques-unes ?

SP : Le Comité Environnement et Développement Durable travaille avec les commissions sportives afin de s’approprier ces thématiques et de mettre en place des actions ciblées dans l’organisation de nos épreuves.

La FFM a développé également en direction des clubs un label « éco-épreuve » permettant, à travers un cahier des charges spécifique, de valoriser les bonnes pratiques en la matière.

Le Prix du Développement Durable FFM est venu compléter ces dispositifs en récompensant chaque année des Moto-Clubs pour des initiatives particulièrement remarquables en matière d’environnement.

Enfin, la sensibilisation des pratiquants est largement développée tant en matière d’information que de manière concrète avec par exemple l’obligation d’utilisation de tapis environnementaux.

 

ND : Tous nos clubs mettent déjà en place des actions en faveur de l’environnement. Certains organisateurs sont labélisés soit par le Comité National Olympique et Sportif Français, soit par la FIA ou encore par le Ministère chargé des Sports. Ces dernières semaines, la FFSA et la FFSA Academy ont d’ailleurs œuvré pour mettre en place un biocarburant 100% renouvelable au sein du Championnat de France F4. Cette innovation, première mondiale, a été inaugurée sur le Circuit de Nogaro à Pâques, grâce à une collaboration étroite avec Repsol. Cette action, permet concrètement, d’atténuer dès à présent notre impact environnemental.

 

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